Le Monde extérieur

Marguerite Duras montre une tendresse singulière pour tous ceux qui sont « en marge » ; ceux qui font le monde à leur manière, dans le silence. Les textes parlent des petites gens, de l’enfance en Indochine, d’être algérien en France, de ce que c’est qu’écrire et pouvoir prendre la parole.

Détails de l'événement

Cet événement se déroule du 20 février 2026 jusqu'au 20 février 2026. Sa prochaine occurrence est le 20 février 2026 à 20h30

  • Lieu : La Mare au Diable
  • Prochaines Dates:

L'événement

Le Monde Extérieur
de Marguerite Duras

Mise en scène de Anne-Marie Lazarini

Par trois fois, à la fin des années 50 d’abord, puis dans les années 80, Marguerite Duras accepte d’écrire pour les journaux. Pour France Observateur, pour Libération, pour d’autres revues aujourd’hui disparues. Les textes de ce spectacle ont tous été choisis dans Outside (1981), La Vie matérielle (1987) et Le Monde extérieur (1993). Marguerite Duras y montre une tendresse singulière pour tous ceux qui sont « en marge » par leur misère, leur solitude ; ceux qui font le monde à leur manière, dans le silence.
Dans le monde extérieur tout intéresse l’écrivain, celle qui vole pour vivre, celle qui ne sait pas lire, la répression aveugle dans Paris contre les Algériens, celui qui tue femme et maîtresse avant de se tuer lui-même, une mère qui se suicide avec ses enfants après qu’un agent lui a coupé l’eau en plein été …
Ces textes de commande, parfois alimentaires, donnent alors lieu à de petits tableaux de la vie quotidienne, où d’une écriture lapidaire, l’écrivain capte l’intolérable et l’irracontable.
Ce sont ces thèmes qui s’entrecroisent, que Michel Ouimet fait entendre sur le plateau, au plus près d’une écriture parfois dense et serrée comme un cri, parfois lyrique, ample et fluide qui nous emmène au bord du silence.

Avec : Michel Ouimet

La presse en parle :
La Terrasse : « Avec l’admirable Michel Ouimet, Anne-Marie Lazarini met en scène douze textes de Duras issus de sa production journalistique, dans un cheminement subtil et une qualité de présence qui célèbrent infiniment l’acuité de la parole durassienne, et la liberté de la lecture. »

Télérama : « Il est seul en scène. Seul à nous faire goûter l’écriture journalistique de Marguerite Duras (1914-1996) au gré de quelques articles écrits pour la presse ou commandés par elle. (…)  Ces petites scènes de la vie des humbles se parent alors d’un respect, d’une humanité, d’une générosité qui courent entre les lignes et en font un théâtre tragique et magnifique. Court, bref, sans apprêt. Étonnant. »